Le grammage est la masse d’un mètre carré de carton, exprimée en grammes par mètre carré (g/m²). Ce n’est pas une épaisseur, et ce n’est pas non plus une mesure directe de solidité : c’est un indicateur de matière mise en œuvre, qui se lit toujours avec la nature de la fibre et la géométrie de la boîte.
Retenez l’ordre de grandeur : en dessous de 200 g/m², on parle de papier ; entre 250 et 400 g/m², de carton compact plié (la grande majorité des boîtes et étuis) ; au-delà, on passe généralement au carton ondulé, dont la rigidité vient de sa structure en cannelures plutôt que de sa masse.
Lire un grammage sans se tromper
Un carton de 300 g/m² pèse 300 grammes par mètre carré. À fibre identique, augmenter le grammage augmente la rigidité, l’opacité et le coût matière. Mais deux cartons de même grammage peuvent se comporter très différemment : un carton à fibres vierges bien couché est plus rigide et plus régulier qu’un carton composé majoritairement de fibres recyclées.
Le grammage se choisit donc en fonction de la surface de la boîte et de la charge à porter, pas dans l’absolu. C’est pourquoi, sur nos boîtes pâtissières standard, le grammage monte progressivement : 250 g/m² sur les petits carrés, 300 à 325 g/m² sur les formats intermédiaires, 350 g/m² sur les grands formats. Le même carton de 250 g qui tient parfaitement en 12 × 12 cm fléchirait en 40 × 40 cm.
Carton compact ou carton ondulé ?
C’est le premier arbitrage à poser, avant même de parler de grammage. Les deux familles ne jouent pas le même rôle.
Le carton compact plié
Constitué de couches de fibres pressées ensemble, il est fin, lisse, se raine et se plie proprement, et se prête très bien à l’impression. C’est la matière des boîtes pâtissières, des étuis pharmaceutiques et cosmétiques, des boîtes burger. Il protège des chocs légers et de la poussière, pas des écrasements.
Le carton ondulé
Il associe une ou plusieurs feuilles ondulées (les cannelures) collées entre des feuilles planes. Cette structure crée un matelas d’air : à masse comparable, il résiste beaucoup mieux à l’écrasement et isole thermiquement. C’est la matière des boîtes à pizza et des présentoirs de comptoir.
- Simple cannelure : une seule ondulation entre deux plans. Rapport rigidité/encombrement optimal pour la restauration et l’emballage de détail.
- Double cannelure : deux ondulations superposées, plus épais et plus rigide. On y passe pour le transport de charges lourdes ou l’expédition groupée.
- Les cannelures se déclinent par hauteur : plus la cannelure est fine, plus la surface est lisse et imprimable ; plus elle est haute, plus l’amorti est important.
Nos boîtes à pizza utilisent une cannelure de type B : assez rigide pour supporter l’empilement en livraison, assez fine pour rester imprimable et peu encombrante à stocker à plat.
Les matières du catalogue, une par une
| Matière | Famille | Points forts | Usages |
|---|---|---|---|
| Triplex | Carton compact | Le plus économique, face extérieure blanche | Boîtes pâtissières, volumes réguliers |
| CKB kraft | Carton compact | Teinte kraft naturelle, aspect artisanal | Pâtisserie artisanale, positionnement naturel |
| Avanta / GC | Carton compact couché | Blanc lisse, surface fermée, rendu premium | Boîtes haut de gamme, aplats et photos |
| Kraft brun | Carton kraft | Résistance à la déchirure, coût maîtrisé | Fast-food, sacs, emballage à emporter |
| Kraft blanc | Carton kraft | Base claire, meilleure restitution des couleurs | Fast-food imprimé, sacs boutique |
| Kraft + film PE | Carton complexé | Barrière au gras et à l’humidité | Plats chauds, produits gras |
| Carton ondulé brun / blanc | Ondulé | Rigidité, isolation thermique, amorti | Pizza, présentoirs, calage |
| Papier bible 50 g, offset 80 g | Papier | Faible épaisseur, pliage multiple | Notices, encarts, papier d’enveloppement |
| Papier adhésif blanc ou kraft | Papier | Application rapide, personnalisation à faible volume | Étiquettes logo, composition, DLC |
Les sacs papier répondent à une autre logique : on y raisonne en papier, pas en carton. La gamme courante est en 80 g/m², la gamme premium en 100 à 120 g/m² — plus rigide, avec une meilleure tenue des poignées quand le sac est chargé.
Fibres, contact alimentaire et gras
Toutes les matières ci-dessus ne se valent pas face à un aliment gras ou chaud. Un carton nu absorbe la matière grasse : au bout de quelques minutes, une tache translucide apparaît, et la rigidité chute localement. Trois réponses existent, par ordre croissant de barrière :
- 1Carton nu — convient aux produits secs ou peu gras, et aux durées de contact courtes (viennoiserie, gâteau, pain).
- 2Papier ou carton traité — un papier plus fermé ralentit la migration du gras : c’est le registre des papiers d’enveloppement et des sachets.
- 3Carton + film PE — un film polyéthylène appliqué côté aliment forme une vraie barrière au gras et à l’humidité. C’est l’option à retenir pour les plats chauds et les produits en sauce.
Les règles de bon sens sur la conservation, le stockage et la traçabilité sont détaillées dans le guide emballage et sécurité alimentaire.
Imprimabilité : ce que la matière change
Le support conditionne le rendu bien plus que la machine. Trois effets à anticiper quand vous préparez un visuel :
- Le fond n’est pas blanc. Sur kraft, une encre est translucide : elle se mélange visuellement au brun du support. Un bleu marine devient sourd, un jaune disparaît presque. On conçoit donc pour le kraft — traits, aplats sombres, logo mono-couleur — plutôt que de plaquer un visuel pensé pour du blanc.
- La surface absorbe plus ou moins. Un carton couché type Avanta / GC retient l’encre en surface : les détails fins et les dégradés tiennent. Un carton non couché absorbe : les traits s’épaississent légèrement, les typographies très fines se bouchent.
- L’ondulé marque. Sur un carton ondulé, les cannelures peuvent transparaître sous les grands aplats. Les visuels à dominante graphique passent mieux que les photographies pleine page.
Le nombre de couleurs, la préparation des fichiers et les zones à éviter sont traités en détail dans réussir l’impression de son emballage.
Méthode de choix en trois questions
- 1Que doit supporter l’emballage ? Poids, empilement, chocs de transport. La réponse tranche entre compact et ondulé.
- 2Que contient-il ? Sec, gras, chaud, humide. La réponse impose ou non une barrière (film PE) et écarte certaines matières.
- 3Comment doit-il être vu ? Neutre et fonctionnel, artisanal, ou premium. La réponse choisit entre triplex, kraft et carton couché.
Ces trois réponses convergent presque toujours vers une seule matière. En cas de doute persistant, demandez un échantillon dans deux matières et manipulez-les chargés : la décision se prend en dix secondes une fois les boîtes en main. Notre équipe peut vous accompagner via la demande de devis.
À retenir
- Le grammage est une masse au m², pas une épaisseur ni une garantie de solidité : il se lit avec la fibre et la taille de la boîte.
- Carton compact pour les boîtes pliées et l’impression fine ; carton ondulé dès qu’il faut de la rigidité, de l’amorti ou de l’isolation.
- Le gras et le chaud imposent une barrière (film PE) — à réserver aux usages qui la justifient, car elle complique le recyclage.
- Sur kraft, une encre est translucide : on conçoit pour le support, on ne transpose pas un visuel pensé pour du blanc.
Questions fréquentes
Quel grammage pour une boîte pâtissière ?+
Simple ou double cannelure ?+
Le carton kraft est-il moins solide que le carton blanc ?+
Produits ProxiPack correspondants
Les références de notre catalogue directement concernées par ce guide — prix, formats et quantités minimales sur chaque fiche.
14 taillesBoîtes Pâtisserie Standard
5 taillesBoîte à Pizza
5 taillesBoîte Burger
3 taillesNotice Pharmaceutique
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